Politique municipale du FN-3- : Action sociale municipale maintenue à un bas niveau

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Dans les municipalités, la mairie peut agir sur les conditions de vie des habitants : Par les centres communaux d’action sociale, une équipe municipale peut engager des dépenses pour les habitants qui ont les plus grandes difficultés.
Supprimer ces centres, ou baisser les subventions, est une orientation politique choisie : C’est une corde de moins à l’arc des habitants les plus en difficultés financière, qui peuvent toutefois d’adresser aux seuls départements ou Etat..
Les subventions au Centre communal d’action sociale (CCAS) de Beaucaire continuent de baisser en cette année 2015. A Cogolin, le maire, M. Lansade, a diminué la subvention de 46 %. A Béziers comme à Fréjus, le budget du CCAS, baissé respectivement de 10 et 5 % à l’arrivée des maires FN, est maintenu à ce bas niveau.

Les mairies peuvent aussi choisir de financer en partie des associations. On remarque là aussi le choix des mairies FN et RBM : couper ou diminuer les subventions.

A Mantes-la-Ville, une douzaine d’associations ont été privées en 2015 d’une subvention accordée par l’ancienne municipalité. C’est le département des Yvelines qui s’est substitué à elle, contractant lui-même directement avec les associations concernées. Dans un communiqué du 11 juin 2015, le département reproche ainsi à la ville de ne pas avoir tenu son engagement de reverser aux associations des sommes allouées par le département, pour financer l’action sociale dans les quartiers défavorisés de la ville. En retour, la mairie a annoncé dans un courrier électronique qu’elle coupait tout lien avec ces associations, leur reprochant d’être entrées dans une guerre contre le maire, Cyril Nauth. Elles sont alors prises en étau. Cyril Nauth, cité par « Le Parisien », le 15 juin 215, a éclairci sa position politique : « Plutôt que de soutenir leurs actions de prévention ou d’insertion, je préfère investir pour notre police municipale ».
En 2016, la subvention accordée aux associations, quel que soit leur objet, a encore diminué de 35 % en 2016. Les plus touchées sont celles qui concernent le social, la culture et la jeunesse. La subvention aux Restos du Coeur a baissé de 23 %.
Début mars 2016, la mairie FN de Hayange a fait planer une menace de suppression du local alloué au Secours populaire. Le maire a reproché à sa directrice d’avoir critiqué la municipalité à plusieurs reprises ; pour faire bonne mesure, il ajouta à ses critiques de prétendus « défauts d’organisation ». La directrice avait effectivement critiqué la mairie dans un article publié par ’Libération’ en décembre 2015. Elle y soulevait le fait que lors d’un goûter de Noël, le maire avait voulu réserver l’accès au local qui héberge le Secours populaire aux seuls enfants dont les parents sont allocataires des minima sociaux. Ce qui excluait d’office, expliqua-t-elle, « les migrants ». On peut aussi rajouter que, par là-même, le maire exclut aussi les enfants dont les parents travaillent à temps partiel, ou pour des bas salaires : Ces salarié-e-s n’ont-ils pas aussi, quelle que que soit leur nationalité, des difficultés de fin de mois ?